La comptabilité de votre vie

12 Feb 2019 | Corporate & associe

 

 

La comptabilité de votre vie

 

Et si vous organisiez vos finances personnelles de manière comptable ? C’est ce qu’a tenté de faire Robert Kiyosaki, entrepreneur américain à succès et auteur du livre « Rich Dad, Poor Dad ».

 

Enfant de Hawaii, Kiyosaki se targue d’avoir appris de ses « deux pères », son père biologique qu’il surnomme « père pauvre » et le père de son meilleur ami, son « père riche », ayant tous deux des visions radicalement opposées quant à la gestion de leurs finances personnelles. Tandis que le premier encourage son fils à poursuivre de longues études puis à trouver un emploi stable dans le but de s’acheter par la suite une maison, une voiture… le second lui apprend une tout autre méthode pour accéder à l’indépendance financière. A noter que cette distinction, père « riche » et père « pauvre », ne fait pas tant référence à leur niveau de richesse qu’à leur manière de la gérer, d’autant qu’au démarrage de son apprentissage, le « père pauvre » de Kiyosaki se trouvait être plus riche que le père de son meilleur ami, son « père riche ».

 

Robert Kiyosaki nous transmet son apprentissage à travers le best-seller « Rich Dad, Poor Dad ». Paru en 1997, ce traité d’éducation financière propose une approche particulière pour évaluer l’état de nos ressources et de nos emplois, à la manière d’une tenue comptable, en reprenant des concepts intrinsèques à la discipline.

 

I - Différencier un actif et un passif

 

Kiyosaki considère un actif comme un élément permettant de générer des revenus à son propriétaire sans pour autant que ce dernier n’ait à lui consacrer trop de temps. En conséquence, on différenciera ici un travail d’un actif. Dans ces deux cas, les rôles sont inversés : on travaille pour de l’argent, tandis que l’argent investi dans un actif travaille pour son propriétaire. A l’inverse, un passif est un élément qui va générer des dépenses, des sorties d’argent pour son propriétaire.

Partant de ces deux définitions, on peut représenter les flux de trésorerie liés à un actif et à un passif, flux que l’on appelle cashflow, à travers un bilan et un compte de résultat de ses finances personnelles :

Les éléments du passif, qui génèrent des dépenses, peuvent être employés pour acheter des actifs. Ces derniers permettent de générer des revenus, qui eux-mêmes peuvent être dépensés ou utilisés pour acheter de nouveaux actifs.

On peut voir cela comme un circuit, où les revenus sont les entrées d’argent, et les dépenses sont les sorties d’argent. L’idée de Kiyosaki pour approcher l’indépendance financière n’est plus de regarder combien d’argent entre dans le circuit, mais combien il en sort. Pour limiter les sorties d’argent, on préférera ainsi employer les revenus pour financer des actifs plutôt que de les dépenser.

 

II - Acheter des actifs

 

Acheter des actifs permettra, selon la définition donnée par l’auteur, de générer des revenus futurs. Cependant, le propriétaire d’un actif ne doit pas consacrer beaucoup de temps à ce dernier, sinon cela deviendrait un travail. Ainsi, Kiyosaki nous donne quelques exemples d’actifs :

-Un bien immobilier (maison, appartement…) que vous louez et dont le loyer perçu permet de rembourser les mensualités de l’emprunt contracté pour financer le bien.

-Un business qui ne requiert pas votre présence mais dont vous êtes le principal actionnaire (commerce par internet…)

-Une propriété intellectuelle dont la vente vous rapporte des royalties (un livre, une formation…)

-Une action en bourse

 

Il est fondamental de faire la différence entre un actif et un passif. A travers le livre, on apprend que le « père pauvre » de Kiyosaki se vantait auprès de son fils que l’achat de deux actifs, à savoir sa maison et sa voiture, était la meilleure acquisition qu’il pût faire. Son père riche n’était pas de cet avis. En effet, Kiyosaki met en garde sur certains éléments trop souvent considérés comme des actifs, alors qu’ils ne répondent pas à la définition du « père riche » :  ils ne génèrent pas de revenus, mais au contraire des dépenses. Prenons l’exemple de la maison du père de Kiyosaki :

-Les charges d’entretien représentent des frais importants,

-Il y a une taxe foncière à payer

-La valeur du bien peut se déprécier

-Il faut rembourser les mensualités de crédit auprès de la banque. Au final, la maison du « père pauvre » est certes un actif malheureusement pas pour lui mais pour son banquier.

 

 

 

En somme, nous ne pourrions retenir qu’un seul élément de l’analyse de Kiyosaki : pour atteindre l’indépendance financière, il faut générer plus de revenus que de dépenses. De ce postulat très simple se révèlent deux leviers pour atteindre l’indépendance financière : diminuer les dépenses et augmenter les revenus. Tandis que Kiyosaki préconise d’éviter d’acquérir de « faux actifs » -engendrant des dépenses- pour que le premier se réalise, l’achat d’actifs générant des recettes -et dont la gestion demande peu de temps- permettra d’enclencher le second levier.

En effet, l’approche comptabiliste de Kiyosaki quant à la gestion de ses finances personnelles trace une règle de priorité : acheter en premier lieu des actifs, dont les revenus futurs permettront par la suite de couvrir des dépenses. Il tentera d’ailleurs de montrer à travers « Why the Rich are getting Richer » que cette règle permet d’expliquer pourquoi les riches sont de plus en plus riches.

 

Écrit par Antoine BERNARD - Junior Associate © Cabinet Lieutenant Guillaume

Le 12/02/2019

 

 

A propos de Lieutenant Guillaume

Le cabinet Lieutenant Guillaume est spécialisé dans l\'aide aux starters, c\'est-à-dire aux créateurs d\'entreprise dont la société n\'est pas encore constituée. Passionné, nous nous efforçons de donner accès à des formations pointues aux jeunes entrepreneurs.

About LG